3 minutes pour comprendre le Nobel d’économie et repenser l’IA
Philippe Aghion, le nouveau Prix Nobel d’économie est français. Il parle de croissance destructrice. Un oxymore que j’explique depuis des années. Pourquoi ?
Philippe Aghion, le nouveau Prix Nobel d’économie est français. Il parle de croissance destructrice. Un oxymore que j’explique depuis des années. Pourquoi ?
Pour faire simple, de nombreuses croissances sont issues le la mort d’un modèle économique. Il met à jour la théorie de Schumpeter sur l’innovation créer, détruire, recommencer. Mais comment la mettre en pratique ?
L’économie de la photo n’a pas disparu, elle a explosé.
Prenez la photo numérique, elle a fait tomber des entreprises. Oui, mais jamais l’humanité n’a produit autant d’images. Nous n’avons jamais eu autant de photographes, amateurs ET professionnels, de créateurs de films, de festivals d’images, de vendeurs de matériel et de logiciels photos. C’est même la source de l’émergence du smartphone !
Même histoire pour la musique : MP3 + Streaming = Mort des artistes annoncée et petits labels ! Les disquaires ont disparu, les majors ont souffert, mais aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant d’artistes, de producteurs indépendants, de plateformes, de concerts, de luthiers et d’organisateurs d’événements. La destruction du support a libéré la création.
Formation, sécurité, telecom, et le commerce ! 4 morts, 4 renaissances.
La formation suit le même chemin : l’enseignement traditionnel s’effrite, mais le marché de la connaissance explose. Les experts deviennent formateurs, les salariés deviennent créateurs de savoirs, les plateformes diffusent plus de contenu en un mois qu’une université en un siècle.
Idem pour la sécurité, les télécoms, le commerce : chaque révolution technologique a d’abord fait peur, avant de multiplier les acteurs et les opportunités. L’économie ne s’effondre pas : elle se recompose et vit une croissance exponentielle.
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