Travaillera-t-on encore en 2040 ? Partie 1
2040, c’est dans quinze ans. Suffisamment loin pour projeter nos fantasmes, suffisamment proche pour commencer à angoisser. Dans les comités de direction, la question revient de plus en plus souvent, parfois à voix basse : « Est-ce que je travaillerai encore ? » Avec l’âge de la retraite qui…
2040, c’est dans quinze ans. Suffisamment loin pour projeter nos fantasmes, suffisamment proche pour commencer à angoisser. Dans les comités de direction, la question revient de plus en plus souvent, parfois à voix basse : « Est-ce que je travaillerai encore ? » Avec l’âge de la retraite qui recule, la réponse est souvent oui. La vraie surprise, en revanche, c’est que le travail auquel nous pensons n’existera probablement plus sous cette forme.
Depuis deux ans, un discours s’impose : l’intelligence artificielle signerait la fin du travail. Cette idée est séduisante, radicale, presque libératrice. Elle est surtout fausse. Ce n’est pas le travail qui disparaît, mais notre représentation du travail. Et cette confusion repose sur quatre erreurs majeures.
1ère erreur : confondre métiers et rôles
L’IA n’agit pas comme un bulldozer qui rase des professions entières. Elle fonctionne plutôt comme un scalpel. Elle découpe, isole, automatise des tâches précises, sans jamais s’attaquer frontalement à l’ensemble du métier. C’est une différence fondamentale, et pourtant largement ignorée.
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