5 clés pour transformer le chaos en récit mobilisateur
« Panem et circenses » : du pain et des jeux. L’expression de Juvénal résume une vérité intemporelle : en période de tensions sociales, de guerres ou de crises, l’être humain cherche des récits et des divertissements pour oublier, pour respirer, pour supporter l’insupportable.
« Panem et circenses » : du pain et des jeux. L’expression de Juvénal résume une vérité intemporelle : en période de tensions sociales, de guerres ou de crises, l’être humain cherche des récits et des divertissements pour oublier, pour respirer, pour supporter l’insupportable.
Les empereurs romains l’avaient compris. Aujourd’hui, les plateformes comme Netflix l’ont industrialisé. Mais la logique reste la même : l’évasion est une fonction vitale qui permet d’échapper à la douleur, ou de lui donner un sens et des valeurs positives.
Le récit comme refuge et comme structure
La théorie des Uses & Gratifications explique que nous utilisons les médias pour combler des besoins précis : se détendre, appartenir à une communauté, se divertir. En période de crise, ce besoin d’évasion devient plus fort encore.
D’autres études montrent que nous choisissons spontanément des récits capables de réguler nos émotions : quand l’angoisse monte, nous cherchons du captivant pour l’oublier. Et le concept de flow décrit cet état d’absorption totale qui suspend le réel, offrant un répit salutaire.
Mais l’évasion ne sert pas seulement à fuir : elle sert à se construire. Le récit remet de l’ordre dans le chaos. Même s’il n’est pas réel, il structure un imaginaire,. Les enfants le savent naturellement : ils demandent des histoires pour apprivoiser la nuit et calmer leurs peurs. Raconter une histoire, c’est emmener, fédérer, rassurer.
Commentaires
Connectez-vous pour commenter cet article.